Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle
Mots clés : Election présidentielle, François Fillon, Nicolas Sarkozy, Claude Guéant
Par lefigaro.fr Mis à jour le 13/02/2012 à 11:57
Après les polémiques de la semaine dernière, François Fillon monte au créneau. Interrogé par Le Monde , le premier ministre a défendu les propositions de Nicolas Sarkozy.
Sur l'éventuelle organisation de référendums concernant les chômeurs et le droit de vote des étrangers, François Fillon a réfuté toute idée de «droitisation de la majorité», «un contresens», selon lui. «Nous dépensons 30 milliards d'euros par an dans la formation professionnelle mais seuls 10% des chômeurs sont en formation. C'est un échec, un immense gâchis. Je m'étais félicité des accords entre partenaires sociaux en 2003 et en 2009. Mais le système de la formation professionnelle est resté un maquis. D'où l'idée d'un changement de méthode», a expliqué le premier ministre. Selon lui, en cas d'échec des négociations avec les partenaires sociaux, il faudra «surmonter le blocage et demander son avis au peuple français».
La même ligne de défense a été adoptée concernant le droit applicable aux étrangers, alors que certains y voient une main tendue vers l'électorat de l'extrême droite. «Aujourd'hui, plusieurs juges, administratifs et judiciaires, sont amenés à se prononcer dans une même procédure de reconduite à la frontière», a-t-il expliqué, expliquant qu'il fallait mettre en place une «juridiction unique». Le premier ministre a également considéré qu'«avec le basculement du Sénat à gauche, toute modification de la Constitution est devenue quasi-impossible au Parlement», s'étonnant que l'opposition présente le recours au référendum comme une «mesure populiste».
Egalement interrogé sur les propos de Claude Guéant concernant l'inégalité entre les civilisations, François Fillon a affirmé qu'il n'aurait «sans doute pas» prononcé ces mots. «Mais on peut prendre les propos de Claude Guéant et en débattre sans jeter des anathèmes», a proposé le premier ministre. S'il n'a pas adhéré à la forme, le premier ministre a tout de même apporté son soutien au ministre de l'Intérieur sur le fond, affirmant que le sujet était «la défense d'un certain nombre de valeurs (…) menacées par l'encouragement au communautarisme et par le relativisme, qui conduit à penser qu'on doit accepter des comportements contraires à des valeurs qui sont les nôtres». «Nous n'acceptons pas que la religion vienne primer sur les droits des personnes, les règles de fonctionnement de l'Etat», déclare le premier ministre.
Pour François Fillon, «rien n'est joué» pour 2012. Le chef du gouvernement estime que «les sondages, les commentaires, tout cela va s'effacer dans les trois semaines qui précéderont l'élection derrière le face à face personnel entre les principaux candidats et les Français». Il a profité de l'occasion pour mettre en exergue les faiblesses de François Hollande en qualifiant ses propositions de «totalement incompréhensibles».
Le premier ministre s'est également exprimé une nouvelle fois sur son avenir, affirmant que «la seule chose certaine» est sa candidature aux législatives à Paris. Et ce, que Rachida Dati soit candidate face à lui ou non, concluant que «ce sont les électeurs qui décideront».
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