Pendant sa campagne, François Hollande a tout promis. C’était
un programme d’une démagogie folle, alliant la provocation (vote des étrangers) aux promesses illusoires (la croissance), aux mesures sur la vie quotidienne dirigées vers les gogos (blocage du
prix de l’essence).
Pour l’essence, on a vu ce qu’il est arrivé. Après une diminution forcée des prix, qui a coûté près de 400 millions d’euros à l’Etat, la voici qui, à peine
quelques semaines après, se remet à monter sans que le gouvernement ne puisse rien faire.
Quant au gaz, alors qu’il était prévu, disait François Hollande, qu’il ne bougerait pas, le voici qui se met à monter progressivement, tranquillement et
malheureusement.
On pourrait ainsi développer toutes ces promesses insensées qui ont séduit quelques Français qui, avec François Hollande, niaient la crise.
On a véritablement l’impression que le gouvernement va à hue et à dia, sans ligne directrice, uniquement mu par l’incantation.
Moscovici annonce que le chômage baissera parce qu’il le veut. C’est un peu comme la publicité d’une célèbre marque de cosmétique : « parce que je le vaux bien
».
Manuel Valls, qui est le plus fréquentable des socialistes, ne voit rien venir et ne fait pas grand-chose… A part reprendre la politique de Nicolas Sarkozy
vis-à-vis des Roms, il est débordé par les manifestations des musulmans et utilise, comme les socialistes, des grands mots pour jeter l’anathème. Comme si cela suffisait !
Aucune action, rien… et le président de la République recommence à se terrer dans l’Elysée, le plus loin possible des micros.
Cela n’est pas tout à fait vrai. Il va serrer des mains, faire des bises, mais évite d’aborder les grands sujets. Le Président Coty, disais-je à un moment
donné.
Mais attendons. Les vacances de la Toussaint vont bientôt arriver et notre président fourbu ira se reposer à Brégançon. Un simple conseil : qu’il ne mette pas les
pieds dans l’eau, elle risque d’être froide.
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris