Ce mot est souvent employé pour définir la politique
gouvernementale actuelle. Incohérente ! Il est encore trop faible. On pourrait utiliser stupidité, peut-être avec un zeste de prétention. En voici un nouvel exemple.
La filière automobile va mal. PSA, Renault : les sites de production ferment, les licenciements vont être nombreux, les voitures françaises se vendent mal tant en
France qu’à l’étranger.
Devant ce désastre annoncé, l’excellent « marquis de » Montebourg « roule des mécaniques » en se regardant dans une glace pour vérifier la classe de ses costumes
et l’état de sa coiffure. Avec un air prétentieux et méprisant, il porte des jugements péremptoires sur la famille Peugeot, profère des mots inconvenants. Bref, il l’accuse de ne pas avoir su
prendre le virage des grosses voitures. Peugeot s’est contenté de petites voitures qui font face à la concurrence étrangère venant de Corée, du Japon, d’Europe de l’Est. Il fallait, assure le
ministre, construire de belles et grosses voitures, comme l’ont fait les Allemands !
Or que découvre-t-on ? Que les « supermalus » instaurés à la demande des Verts et des socialistes sont tellement énormes que ces voitures seront invendables.
Quelques exemples : la Renault Modus 1.6 L écope d’un malus de 2000 euros ; la Citroën C8 2 L et la Peugeot 807 ont, elles, un malus de 3000 euros. Quant à la Renault Laguna Coupé, elle «
bénéficie » d’un malus de 6000 euros ! Il s’agit, comme le dit le Figaro, d’un jeu de massacre du « supermalus ».
A quoi joue-t-on ? Les voitures diesel, routières, seront donc pénalisées au profit des voitures électriques qui soit n’existent toujours pas, soit n’ont pas une
autonomie suffisante pour sortir des villes et qui, de toutes les façons, coûtent excessivement cher !
Celle politique de gribouille est exaspérante. Que dire de plus ? L’improvisation est permanente. Elle déstabilise l’économie et ridiculise la France. Bravo
!
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris