Economie et social | Ajouté le 02.11.2011 à 15H31
François Hollande et Martine Aubry font une « fixette » sur Nicolas Sarkozy. La Grèce, le référendum,
c’est de la faute de Nicolas Sarkozy ! Papandréou est socialiste ne l’oublions pas ! Son gouvernement de gauche a laissé pourrir une situation économique qui maintenant lui échappe, depuis
longtemps il aurait du mettre de l’ordre dans les finances de son pays.
L’église pourtant première propriétaire foncier ne paye aucun impôt. Les milliardaires grecs se sont discrètement exilés dans des paradis fiscaux, les chefs d’entreprises, les artisans, les
citoyens ne payent pas non plus, la fraude est un sport nationale ; parallèlement, l’armée absorbe un part énorme du budget, un état qui ne peut pas aller bien ! Papandréou a décidé, il y a un
mois, un plan drastique basé sur des restrictions de salaires, des diminutions de retraites...K Bref, il fait peser sur le peuple son incurie politique… Attitude de gauche ! Mais plus encore,
comme s'il était certain d’être battu aux élections prochaines, il veut dynamiter L’Union européenne avant de s’en aller.
Le référendum grec, je l’ai déjà dit, est incontestablement le point fort de toute démocratie, mais il y a un temps pour tout ! Il fallait qu’il le décide avant toutes ces négociations
européennes il y a quelques années ou quelques mois, ou au pire qu’il prévienne à Bruxelles, lors des négociations, les autres États européens qu’il signait sous condition d’une acceptation par
référendum. Il a donc piégé ses homologues… Empêtré dans une politique de gribouille, au lieu de donner sa démission, il va faire un référendum dans trois mois.
Trois mois ! Trois mois pendant lesquels l’Europe va s’enfoncer dans la crise, trois mois pendant lesquels la Grèce va manifester, trois mois perdus avec un fort risque qu’elle quitte l’Euro ou
l’Union européenne, quelle irresponsabilité !
Pendant ce temps, nos socialistes critiquent le président de la République française, oubliant que la Grèce est socialiste. D’ailleurs, à écouter les « leaders » français de la gauche, il
faudrait plus d’Europe (même si Laurent Fabius a été le « leader » du non au dernier référendum sur le Traité établissant une constitution pour l’Europe…). Développer un gouvernement économique
et financier de la zone Euro ? Certes, mais si tel avait été le cas, Papandréou n’aurait pas pu faire de référendum ! Nos socialistes désavouent donc les « camarades » grecs ! Mais c’est vrai il
n’y a rien à comprendre, la politique socialiste n'est pas lisible. Ah si, pardon, une seule chose émerge : tous contre Sarkozy, c’est tout !
Imaginez une seconde François Hollande à la tête de la République française… Il ne saurait pas se faire entendre car il n’aurait rien à dire.
Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris