Depuis plusieurs années la crise plombe l’économie
mondiale. Les banques sont fautives, le système est vicié ! Ce n’est pas le capitalisme qui est en cause ( d’ailleurs existe-t-il un autre système ?) mais bien l’attitude de certaines banques qui
ont spéculé allègrement avec l’argent des citoyens. Quoiqu’il en soit il faut aussi savoir faire notre autocritique : les pays occidentaux vivaient à crédit, aucun budget n’était à l’équilibre
tant aux États-Unis qu’ailleurs. Était-il sain de vivre à crédit ?
Les Etats distribuaient l’argent qu’ils n’avaient pas. Il faut remonter à 1967 pour trouver une époque où le budget était équilibré, la France
n’avait aucune dette…
Revenir à une saine gestion est extrêmement difficile tant les mauvaises habitudes ont été prises.
La rigueur n’est pas un « gros mot », et le Premier Ministre François Fillon l’a utilisé récemment, heureusement. Elle va être difficile à faire
accepter mais y a-t-il un autre chemin ? Attention cependant, en ces temps d’orage, il ne faut pas que les banques, les actionnaires, les « traders » gagnent de plus en plus et que les
travailleurs, les employés soient les « dindons de la farce ». Il faut une juste répartition des efforts et des revenus. Le Gaullisme a inventé la participation des travailleurs aux revenus du
capital, c’est la voie qu’il faut retrouver mais il faut aussi que le travail soit mieux rémunéré.
Lorsque Nicolas Sarkozy a été élu, il a pris comme slogan : « Travailler plus pour gagner plus! ». Il faut que cela soit un but
véritable.
Attention ! La crise qui submerge nos pays n’est pas terminée, car elle s’intègre dans une guerre économique impitoyable. Donnons-nous les moyens
de la gagner. Ne restons pas les bras ballants devant l’hégémonie économique des pays émergents : la Chine, l’Inde et le Brésil. Remettons nous à travailler et ayons conscience que cette guerre
ne fait que commencer. Aidons les PME à produire et à vendre, ne les submergeons pas du poids des impôts car elles ne seront plus compétitives par rapport à celles qui existent ailleurs.
N’opposons plus les patrons aux travailleurs, répartissons justement les charges et les revenus.