Depuis si longtemps (plus de 30 ans), les États quels qu’ils soient vivent en dépensant plus que ce qu’ils
ont « en caisse », accumulant les dettes.
Les citoyens sont en droit de demander aux politiques de tout bord des comptes… Sauf que les citoyens eux-mêmes étaient et sont toujours exigeants : protection sociale, dépenses de santé,
RMI, RSA, retraite... tout est payé par l'État, mais par des emprunts.
Nous voici à la limite financière de ce système où l’exigence des Français voisine avec la démagogie des politiques. Si les politiques se rendent compte que la situation ne peut durer ainsi et le
récent discours du Président de la République à Bordeaux illustrait cette prise de conscience, les Français tardent un peu plus, ils continuent à demander plus.
« Pourquoi s’arrêteraient-ils ? » me direz-vous ! Les socialistes, bien que conscients promettent toujours plus (embauches multiples, « salaires » pour les jeunes, prestations sanitaires
accordées jusqu'aux étrangers en situation irrégulière...) : la France est bonne fille !
Dans ce contexte, la majorité doit dire la vérité. C’est le sens du plan qui nous a été présenté : 8 à 10 milliards d'euros d’économies. C'est à peine suffisant pour que la France diminue son
endettement. Ce ne sont pas les agences de notations qui sont fautives, mais l’État et les Français.
Les solutions les plus invraisemblables sont avancées par les socialistes : Abandon de nos créances, cessation de paiement… Ces deux arguments sont imparables... Quels créanciers accepteraient de
ne plus être remboursés ? Il ne s’agit pas de la Chine ou des USA, mais de très nombreux pays souvent en voie de développement qui détiennent nos créances… Nous nous exclurions de tout commerce
international, nous serions au ban de la société internationale… Irresponsable.
Quant à nous déclarer en faillite, quelle idée ! il faudrait continuer à vivre et à accumuler nos dettes. De nouvelles dettes si nous voulions vivre de la même façon. A qui emprunter alors, dans
un tel contexte ? Qui voudrait nous prêter des fonds ? Personne…
Ce plan aussi difficile soit-il est indispensable pour sauvegarder notre train de vie, notre protection sociale, nos retraites… Il va falloir accepter ce plan et définitivement réduire
notre budget, enfin revenir à la réalité de la vie, même si des échéances politiques fondamentales arrivent ces prochains mois.
Les Français auront à choisir entre la vérité et le mensonge. Comme ces derniers jours ont été révélateurs !! D’un côté François Hollande, incapable de dire quoi que ce soit, caressant le « cul
des vaches », évitant de parler du G 20, de la crise, vivant dans une bulle et Nicolas Sarkozy, travaillant jour et nuit, menant le G 20 et les chefs d’États, arrivant à trouver des solutions,
même si elles ont été difficiles à accepter pour beaucoup. Ce qui est important c’est la mesure ; l’équilibre entre la justice fiscale, l’espoir d’une reprise.
Nous vivons une guerre économique. Si nous échouons, notre vie sera dramatiquement affectée. Si nous réussissons, un espoir peut naître. La vie, la politique, l’économie ne seront plus comme
elles étaient auparavant. Nous entrons dans le XXIème siècle véritablement ; les facilités sont derrière nous.
Ne croyez pas les socialistes, ils mentent
Acceptez les efforts, s’ils sont partagés.
Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris