Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle
Frederic Thual. Correspondant à Nantes | 05/07/2012, 15:18 - 601 mots
Le Conseil Général de Loire-Atlantique lance une agence foncière départementale. Un directeur, un négociateur et une assistante, la structure est légère. Elle a pour mission d'acquérir de
biens fonciers ou immobiliers pour le compte d'une commune ou d'une intercommunalité, qui bénéficieront d'un appui technique et financier pour mener à bien leur projet. Le portage devrait
durer de 2 à 8 ans. Six ou sept projets sont déjà en cours d'examen. Pour le second semestre 2012, le volume d'affaires traité est estimé à 19 millions. Il devrait à terme atteindre 100
millions sur cinq ans. Le Conseil Général apportera une subvention annuelle de 1 million d'euros en fonctionnement et investissement. La Caisse des dépôts et consignation devrait intervenir,
elle, pour une grande partie de ces financements - à condition qu'ils comprennent sur 25% d'habitat social-, qui seront soutenus par des prêts bancaires.
Le plus grand Etablissement Public Foncier Local de France
Annoncée en novembre dernier par Philippe Grosvalet, le président du Conseil général de Loire-Atlantique, l'idée de la création d'une agence foncière départementale n'a pas trainé en chemin.
Huit mois plus tard, vingt-deux des vingt-trois intercommunalités du département viennent d'adhérer à l'Etablissement Public Foncier Local, fondé par la collectivité. Une structure comme il
en existe une vingtaine en France, mais la plus importante de l'hexagone par le nombre d'habitants concernés. Douzième département français (1,2 millions d'habitants), la Loire-Atlantique
voit, chaque année, voit croitre sa population de 1,1%. Une tendance qui s'est considérablement accéléré ces dix dernières années. Et l'Insee estime qu'il y aura 375 000 habitants
supplémentaires dans trente ans.
Sans nouvelles taxes
Un coup d'œil dans le rétroviseur, montre qu'entre 1960 et les années 2000, les surfaces urbanisées ont triplé alors que la population départementale a « simplement » doublé. Elles ont encore
progressé de 10% ces dix dernières années, principalement en raison de l'accroissement de l'habitat, de la multiplication des zones d'activités industrielles et commerciales. Une
densification et un dynamisme inquiétant pour le patron d'un département, composé à 80% de terres agricoles, de forêts, milieu semi-naturel, zones humides... d'où émerge une pression foncière
importante et grandissante.
Depuis 1999, le nombre de logements progresse de 1,5% par an contre 1% pour la moyenne nationale. En 2008, le coût de construction d'une maison individuelle revenait à 218643 euros contre
207826 euros au niveau national. « Pour continuer d'accueillir des habitants, de nouvelles activités économiques... et lutter contre la spéculation immobilière, il nous fallait une
gouvernance publique », estime Philippe Grosvalet, qui de part les facilités de financement offertes aux intercommunalités, entend réguler et équilibré le développement du territoire. « Sans
avoir recours à de nouvelles taxes et impôts », précise-t-il.
65% des projets concerneront l'habitat
Complémentaire au Scot (Schéma de Cohérence territorial) et PLU (Plan local d'Urbanisme), ce nouvel outil, voulu pour maitriser l'espace et freiner l'étalement urbain par la reconversion de
territoire déjà urbanisés, permettra aux collectivités locales de, s'appuyer sur un négociateur, des compétences juridiques et fiscales, de murir leur projet sans obérer leurs finances. Elles
rembourseront en premier lieu les intérêts des prêts contractés et les frais de gestion, puis le montant sous la forme d'annuités ou l'intégralité des sommes engagées à l'issue de la période
de portage. On estime que 65% des projets devraient concerner de l'habitat, 15% des équipements publics, 17,5% des activités économiques, 2,5% des réserves foncières locales et pour 1% des
terres agricoles ou espaces naturels. L'un des premiers dossiers pourrait être le rachat pour 3,8 millions d'euros du petit séminaire du Croisic mis en vente par l'évêché.
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