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Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle

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La récidive, un cri dans le désert ?

Un nouveau drame, celui d’une jeune fille, Laetitia, 18 ans, massacrée par un multirécidiviste, déjà condamné plus de 10 fois pour viols et autres agressions !

Pourquoi est-il sorti si vite de prison ? Pourquoi n’a-t-il pas été suivi par la justice ?

Réagir à de tels meurtres est maintenant fréquent, admis. Les causes de ces drames à réputitions ? Parfois, pas de peine. En tout état de cause, à la sortie de prison, ni psychiatres, ni surveillance, ni traitement !

Depuis déjà des années, j'ai demandé que les criminels sexuels soient traités par des médicaments spécifiques, d’utilisation fréquente dans d’autres pathologies, on parlait à l’époque de "castration chimique", et des cohortes de boucliers se sont levés. Vox clamavi in deserto ? Chacune de ces vies arrachées m'atteint profondément, car je suis convaincu qu'il existe une authentique et efficace réponse médicale.

De quoi s’agit-il ?

Les malades atteints de cancer de la prostate et qui ne relèvent pas de traitement chirurgical ni radiothérapique sont traités par une substance dite « agonistes de la LH RH ». Cette substance au nom barbare provoque l’arrêt de toute sécrétion hormonale mâle. Le résultat est l’arrêt de la progression du cancer et sa quasi disparition pour parfois des années. Plus de sécrétion de testostérone (l’hormone male) donc plus de libido et plus de rapport sexuel… Ils vivent parfaitement bien, tout au plus ont-ils des bouffées de chaleur, comme les femmes ménopausées.
Certains hommes politiques ont pu ainsi, avec ce type de traitement, vivre et exercer des fonctions éminentes pendant de nombreuses années…
Ces injections sont administrées chaque mois ou même tous les 6 mois (cela dépend de la dose), lorsque l’administration cesse, ils reprennent leurs fonctions normales…

Pourquoi ne pas envisager de tels traitements pour les violeurs dont on sait qu’ils vont récidiver rapidement ? Même si, lors des dernières discussions à l’Assemblée nationale, cette éventualité a été envisagée, elle n’a pas été retenue.
Les contrôles seraient pourtant faciles : une simple prise de sang voire même un examen d’urines permet de vérifier l’effet du traitement qui serait administré par un médecin assermenté.
Certes, cette peine peut choquer. Elle peut être discutée. Mais ne pourrions-nous essayer, une fois, de penser -d'abord- aux victimes, aux vraies victimes, violées, tuées, massacrées par ces monstres en liberté ?

Encore une fois ému par cette tragédie qui aurait up, qui aurait du être évitée, une nouvelle fois que j'en appelle à la conscience de mes collègues parlementaires, députés et sénateurs : Pourquoi ne pas en faire l’expérience ? Les violeurs, emprisonnés auraient dans un premier temps le choix. Je suis certain que beaucoup l’accepteraient, conscients de la difficulté qu'ils ont à canaliser des pulsions que dans beaucoup de cas, ils subissent. Le juge de l’application des peines pourrait proposer ce traitement, cet accompagnement associant un traitement hormonal, associé à une prise en charge psychiatrique et à un suivi judiciaire.

Il est intolérable, douloureux, tragique d’assister, année après année à ces drames.

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
Membre du Comité consultatif national d'éthique
 
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