Pourtant à Nantes tout va bien si l’on en croit la Municipalité, qui avait été interrogée sur la sécurité par Sophie Jozan lors du dernier Conseil Municipal. Or, on le sait bien aujourd’hui,
il existe une dégradation de la sécurité dans certains quartiers et dans les transports publics sans que la Mairie ne s’en alarme particulièrement au motif qu’en parler aggraverait la
situation.
La solution, qui consiste à ressortir la sempiternelle police de proximité, chère au Gouvernent Jospin, proposée par Pascal Bolo n’est qu’une rhétorique politicienne de mauvais goût. En
effet, son inefficacité avait conduit à l’explosion des crimes et délits. Plutôt que de regretter ce qui ne marchait déjà pas il y a 10 ans, la Municipalité devrait commencer par condamner
ces actes graves et faire preuve d’innovation. Mais considérant sans doute que l’insécurité est toujours un fantasme français, le maire de Nantes a supprimé les correspondants de nuit et
s’oppose toujours, par pure idéologie, à la vidéo-protection, alors que son bilan est jugé positif par la plupart des élus locaux, y compris le maire PS de Saint-Herblain.
Pourtant, les maires ont les moyens et les outils de s’acquitter de leur mission de sécurité publique, d’autant plus que le Gouvernement a renforcé les moyens pour lutter contre la
délinquance sans le soutien des députés socialistes, dont le président n’est autre que le Maire de Nantes.
Il est du devoir de l’opposition de dénoncer le renoncement et la négation dans lesquels s’enferme la municipalité. Les élus du groupe Ensemble pour Nantes demandent plus de transparence, de
clairvoyance et d’innovation afin de lutter contre l’insécurité des Nantais.