La Slovaquie a refusé d'aider la Grèce
Est-ce véritablement une surprise ? Ces petits pays récemment admis dans l'Union européenne n'ont pas encore acquis cette solidarité nécessaire : la Slovaquie en est l'exemple. Elle a profité de
l'Europe , reçoit des subsides mais ne désire pas aider.
Voici donc cette Europe que nous avons forgée sur des malentendus. L'idée initiale était de réunir des pays forts, unis par des valeurs communes par delà les antagonismes (Royaume-Uni, France,
Allemagne...) pour mettre en commun nos forces, éviter de nouvelles guerres fratricides, être plus compétitifs à l'extérieur. Mais cette idée a été transformée par tous les présidents des États.
Pour eux, le mieux, le formidable, était de réunir le plus possible d'états, 6, 12, 15, 27 !
Trop de pays n'ont rien à voir entre eux. Trop de pays n'ont pour objectif que d'accaparer le plus de subsides possibles qu'une Europe technocratie décrète souvent unilatéralement. Trop d'États
veulent se servir de l'Europe pour eux-même mais sans aucune envie de jouer la solidarité, de participer à un avenir commun. Se servir sans servir, un grand classique de la vie. Les États sont
bien des personnes, rarement morales malgré la terminologie juridique.
Avec la règle d'adoption à l'unanimité dans cette arche de Noé, tout peut être bloqué, même par un tout petit État. Cette règle a tué l'Europe, car en maintenant cette souveraineté (de façade) le
projet européen se grippe. Cette stupidité est très dangereuse.
Voici la Slovaquie qui peut par « mépris » et par manque de solidarité tuer la Grèce ety tuer l'euro.
Il est temps de changer le fonctionnement de l'Union européenne, avec un noyau dur et efficace. Si de tous petits pays ne veulent pas de cette règles, il n'ont pas à profiter de la manne
européenne.
Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris