On pourrait aussi l’appeler la valse des « ego »!
Martine n’a pas envie d’y aller, sauf si Strauss-Kahn ni va pas, mais Ségolène est déjà en piste aux côtés de François de Manuel et d’Arnaud… D’autres encore viendront.
Mais, au fait, pour quelles idées? Certes, il y a un vague programme d’égalité solidaire mais tellement ridicule que personne n’y prête attention, d’autant que beaucoup l’ont critiqué. Il n’a su
ni convaincre ni séduire, et a même effrayé ceux qui l’ont lu : ringard, d’un autre temps, dangereux, démagogique, inapplicable… Tels sont les qualificatifs assénés par les socialistes
sérieux.
La vérité ? Martine sait qu’elle n’a aucune chance, elle déteste Ségolène qui elle non plus n’a aucune chance. Seul, peut-être, Dominique pourrait être un sérieux compétiteur, mais il est au
F.M.I. ce qui présente deux difficultés majeures. Pour faire acte de candidature, il faudrait qu’il démissionne, mais dans ce cas serait-il désigné par les primaires fin 2011 ? Ce n’est pas si
évident, il hésite, tergiverse, aimerait être renommé au F.M.I. mais les Américains accepteront-ils?
Pendant cette valse aux ego, la France doit se réformer, c’est ce qu’elle fait et qu'elle fera malgré l’opposition socialiste qui n’est plus à une contradiction près…
Le spectacle est pitoyable, irresponsable et désastreux. Pitoyable, car la France aurait besoin d’une opposition constructive et sérieuse, une éventualité d’alternance qui éclairerait les
Français.
Irresponsable, car cette opposition systématique décrédibilise les politiciens socialistes. Toute cette démagogie flatte certains électeurs alors que les socialistes savent que leurs propositions
sont irréalisables.
Dangereuse, car en ces temps troubles, les électeurs de gauche vont avoir tendance à aller vers l’extrême gauche. Cette alliance improbable des écolos, des verts, des communistes et de cette
nouvelle gauche intolérante est malsaine.
Mais on ne refera pas les socialistes. Depuis Mitterrand, maître de l’ambiguïté et de la stratégie politique, elle n’arrête pas de donner ce spectacle incroyable se complaisant dans sa
médiocrité.
Pourtant, il ne faut pas uniquement compter sur l’inanité des propositions socialistes ni sur l’irréelle bataille des ego pour penser que ce sera suffisant pour gagner les élections de 2012, ce
serait irresponsable.
Continuons donc les réformes indispensables au redressement de notre pays, écrivons l’histoire et préparons nous à imaginer l’avenir.
François Fillon au gouvernement, Jean-François Copé à l’UMP, Nicolas Sarkozy à l'Élysée, c’est vraisemblablement le meilleur équilibre que nous puissions envisager pour construire ce futur.
Tant pis pour les socialistes, ils perdent une nouvelle fois l’occasion de prendre le train de l’histoire.
Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris