Quand il a fallu se déterminer par référendum pour accepter les différents traités, en 1992, le peuple
français avait émis quelques réserves. Maastricht n'a été voté qu'avec une courte majorité, l’Euro est arrivé dans la douleur, l’Europe n’a jamais été comprise.
L'Union européenne a effectivement d’emblée été ambiguë ! Cette course effrénée à l’agrandissement, comme si chaque président voulait attacher à son tableau de chasse un ou plusieurs nouveaux
pays. Nous sommes maintenant 27, bientôt 28, quand s’arrêtera cette inflation ? (encore une !)
Cette course effrénée est la première faiblesse de la construction européenne.
La deuxième faiblesse est son incroyable administration. Eurocrates ! La Commission se mêle de tout, sauf ce qui est important ! Elle interfère dans la vie quotidienne des Français, légiférant
sur les bouchons des bouteilles de vin, les ascenseurs, le fromage… Il faut d’ailleurs l’unanimité des Etats-membres pour la plupart des décisions… Immobilisme assuré pour une union
dogmatique.
Enfin, troisième faiblesse : la zone Euro. Elle a été instituée sans véritable contrôle. La Grèce a truqué ses comptes, les autres pays parties de cette union n’ont pas de règles sociales ni
économiques équivalentes. Souvenez-vous du plombier polonais, si peu cher payé... Aujourd'hui, c'est nous qui payons cette invraisemblable insouciance ! Et pourtant il est impossible de revenir
aux monnaies nationales, à peine d'une dévaluation douloureuse et d'un surcoût catastrophique. On nous prédit une crise incroyable, un désordre très préjudiciable, une guerre économique
multipliée par dix.
Quelle serait donc la solution pour sortir l'Euro(pe) de cette crise ?
Il est possible que l’Europe se charge des dettes des Etats et la gère avec l’accord de chaque pays, dont certains voient aujourd'hui leur notation financière plonger. C'est la fin d'une
souveraineté nationale mais la seule solution de sortir de cette crise, en obtenant plus de solidarité, tout en préservant l’Euro.
Mais déjà un autre drame semble survenir : la faiblesse des Etats-Unis qui sont endettés au maximum de leurs capacités financières, qui risquent d’être en banqueroute, en faillite, dans les jours
qui viennent… Alors l’invraisemblable pourrait arriver, une explosion financière qui attendrait les Etats et non plus les banques ni les particuliers… certains devraient vendre d'autres parts de
leur patrimoine, de leurs territoires ? Incroyable !
La Chine serait la grande gagnante de ce jeu de massacre. Avec une croissance certes ralentie, par l'afaiblissement de son marché extérieur (les autres Etats se seront repliés sur eux-mêmes et ne
pourront plus acheter les produits chinois pourtant si... bon marché) mais ses réserves en devises et surtout en or l'empêchent d'avoir à s'inquiéter !
Cette crise est ni plus ni moins que l’aboutissement de l’incroyable légèreté des Etats et de bon nombre de gouvernants accumulant les déficits sans jamais penser à leurs conséquences. Sans être
prophète de malheur, point n'est besoin d'être visionnaire pour prédire des pleurs et des grincements de dents.
Cette crise est de la responsabilité des politiques de droite comme de gauche. Pourvu que les pays non seulement s’entendent pour surmonter la crise mais aussi pour ne plus jamais jouer avec les
déficits et que les dirigeants prennent conscience de leurs lourdes responsabilités.