Ainsi le Figaro est devenu un journal de droite ? C’est, de façon unanime, que nos édiles de gauche font
cette constatation de bon sens.
Je dirai même plus, le Nouvel Observateur est de gauche comme l’est Libération. Faut-il ajouter d’autres titres ?
Il paraît donc que le Figaro ne doit plus parler d’une affaire qui fâche, il n’en a plus le droit !! A-t-il dit des mensonges ? Non ! A-t-il inventé des faits ? Non plus ! Alors qu’a-t-il pu bien
faire ? Simplement relaté des évènements. Quelle monstruosité !!
D’ailleurs ceux et celles qui profèrent des menaces contre cet « horrible » journal de droite vont jusqu’à prévenir : « s’il recommence nous l’attaquerons en justice » ! Mon Dieu ! Que pourrait
bien dire la justice ? Mais c’est bien sûr : il n’y a qu’une vérité, celle de gauche et quand la gauche est gênée, il ne faut pas dire la vérité !!
Y avait il dans cette vérité annoncée dans le Figaro une invention, pas le moins du monde. La gauche l’affirme, il faut se taire, il faut être muet.
La censure est nécessaire, elle doit être installée au plus vite pour permettre aux socialistes d’évacuer toutes les affaires gênantes, l’omerta dans sa plus belle façon !!
D’ailleurs cette censure n’est qu’à sens unique. Quand Nicolas Sarkozy est traité de « voyou de la République », quand il est injurié dans les journaux de gauche, ce n’est que de
l’information « très » convenable. Petite rumeur, phrase assassine, termes outranciers et vulgaires, peu importe, c’est de l’information.
Nous sommes entrés dans une zone dangereuse qui révèle à la fois les penchants totalitaires de ceux qui à gauche prônent la liberté, les vraies valeurs de gauche. Quoi ! La droite, elle, est
disqualifiée, elle n’a pas la parole, elle doit se taire.
L'élection présidentielle doit être gagnée par la gauche, c’est la démocratie. La droite la gagnerait, elle, qu’on basculerait dans le totalitarisme.
Revenons à plus de bons sens, la gauche est doublement gênée :
- Gênée parce que son programme est d’une nullité invraisemblable, déjà quelques « candidats » aux primaires le disent ; quant aux « débats », je parie qu’ils ne seront que la juxtaposition de
discours les plus fades !
- Gênée parce que « l’affaire » qu’elle a d’abord voulu nier lui revient en boomerang. A force de jouer les vertueux, la gauche se trouve mal à l’aise, c’est le moins que l’on puisse dire.
Ainsi, plus personne n’a le droit d’en dire un mot !
Qu’aurait-elle fait cette gauche si cela avait été la droite ? Vous avez deviné ?
Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris