Société | Ajouté le 30.11.2011 à 17H04
Comme à l'accoutumée, le Parti socialiste utilise des ficelles bien grosses pour essayer de décrédibiliser
la majorité. Bien entendu Claude Guéant n’a rien à voir avec le Front national.
Voici à nouveau le temps de la censure et du caviardage : il est des mots qui sont interdits, ainsi en a décidé l'inquisition bien-pensante socialiste : immigration, identité nationale,
reconduite aux frontières, sécurité. Le parti de la rose agite un épouvantail, il faut bien stigmatiser, par tous les moyens, la majorité.
De quoi s’agit-il ? Le PS fustige le sens des responsabilité du Ministre de l'Intérieur. Un Etat quel qu’il soit a le droit et le devoir vis-à-vis de ses ressortissants de réguler ses flux
migratoires, de réglementer l'entrée et le séjour des étrangers sur son territoire : c'est une des conséquences de la souveraineté nationale, puisqu'il semble qu'il faille revenir aux «
fondamentaux ».
Un Etat a donc d’abord le devoir d’éviter l’immigration clandestine qui bafoue les droits (des étrangers et des ressortissants nationaux) et le Droit lui-même (sans Droit, point de liberté). Dans
tous les pays, cela est aussi inacceptable que dans le nôtre.
De plus, au-delà de la question de l'immigration irrégulière, se pose celle de l'immigration régulière. chaque pays a le droit aussi de réguler son immigration officielle : il est légitime de
s'interroger sur l'ouverture de ses frontières dans un pays où un taux de chômage reste élevé, par exemple.
Certes, il est indispensable je dirai même fondamental que les étranger d’où qu’ils viennent puissent accéder aux grandes écoles, aux facultés et obtenir des diplômes comme d’ailleurs un certain
nombre de Français (trop peu d'ailleurs) en obtiennent en Angleterre, en Belgique, au Canada ou surtout aux Etats-Unis.
Certains, à juste titre d’ailleurs, veulent après l’obtention de leurs diplômes rester en France, y faire carrière. L'exemple des États-Unis en la matière, laisse songeur. La multiplicité des
étrangers qui s'y sont installés, ont acquis la nationalité américaine et participent à la recherche et à l’enseignement montre la qualité de cette immigration choisie. L'envers du décor n'est
pas à négliger : le communautarisme des minorités hispanique, afro-américaine.
La porte est évidemment étroite entre la régulation d’une immigration de très haut niveau et le refus d’accepter tout étranger même diplômé. Il faut donc, au cas par cas, raisonnablement que nous
puissions accepter un certain nombre d’étrangers par le biais de la voie « compétence et talents », ce qui suppose diplômes et promesses d’embauche réelle.
Malgré l'actuelle tension sur l’emploi, la présence d'un certain nombre de ces étrangers vivifiera la recherche, attirera quelques « cerveaux » du monde. Ceci montre qu’il ne faut pas être
systématique dans le refus des visas.
Cette politique est extrêmement importante, elle permet non seulement de réguler les flux, sans retirer aux pays en voie de développement leurs cerveaux, leurs forces vives, tout en attirerant
chez nous certains de ceux qui peuvent apporter leur savoir et leur intelligence.
Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris