Le monde est en effervescence, révolutions, guerres, troubles sociaux, la montée des dangers est
évidente.
Le monde est en guerre économique. Des pays gigantesques pèsent de plus en plus sur les échanges marchands, produisant à bas coût, déstabilisant gravement les autres pays à forte protection
sociale. L’Europe reste à la traîne du monde, de ce monde qui bouge de jours en jours.
Que disent les socialistes? Rien, parfois des incantations stupides, un angélisme absurde, un programme électoral d’une démagogie à pleurer.
Quand aux leaders, ils se taisent, ne sachant que dire. Leur mutisme est surtout la conséquence de leur programme inadapté.
Dans cette tourmente la France n’est pas isolée. Elle avance, doucement, montrant aussi ses faiblesses (commerce extérieur), l’euro est vacillant à cause de certains pays.
Dans un mois, dans un an, les tensions seront de plus en plus forte. Une cohésion européenne, une solidarité et un interventionnisme sans faille seront nécessaires. Il va falloir une présence
mondiale sans faiblesse devant la montée des périls au Moyen Orient ; il va également falloir être vigilant devant le dumping social des pays émergents.
Dans un mois, dans un an, l’Amérique sera elle aussi atteinte par des troubles sociaux ; elle va se replier sur elle même, laissant nos pays européens seuls devant ces menaces.
Et les socialistes, se battent entre eux, se regardent le nombril avec satisfaction.
Oui, les Français sont anxieux, vivent mal la crise économique et sociale, mais nous nous en sortons un peu mieux que d’autres. En revanche, ils seront aussi préoccupés par l’état du monde…
Nicolas Sarkozy est aujourd’hui le seul à se faire entendre aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre pays.
Imagine-t-on un seul instant, un des « éléphants » socialiste négocier avec les autres pays du monde. Voit-on Martine Aubry, ou d’autres, à la table d’Obama ou de Poutine ? Images cruelles !
La raison l’emportera, c’est une évidence. Il le faut pour tenir du sérieux et de la crédibilité. Ils n’en n’ont pas. Les socialistes sont absents.
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris