Enfin les socialistes se dévoilent, ils ont un programme ! Est-ce véritablement un programme ? Cette
solidarité réelle s’approche plus d’un communisme ancien que d’un socialisme moderne, certains d’entre eux, avec raison, pour ne pas dire courage, ont refusé de le voter.
Augmentation des taxes et des impôts, assistance généralisée jusqu’à donner des chèques vacances, retour à la notion du « bien être » octroyé par l’Etat... Bref, un programme que n’aurait pas
renié le « Front pop » des années 1930. Il faudrait cependant prévenir le parti socialiste que le monde a changé depuis 80 ans. Il s’est ouvert qu’on le veuille ou non, la compétition mondiale
existe, la guerre économique est réalité. Les vieilles nations qui veulent utiliser les paramètres anciens seront impitoyablement distancées.
Voici donc que les socialistes se sont dévoilés. Les Français comprennent ou vont comprendre la nécessité des réformes que le Président de la République a engagées, en particulier celle des
retraites votée et approuvée.
Mais il faut aller de l’avant :
- Poursuivre les réformes universitaires, pousser la recherche et l’innovation, axes fondamentaux pour l’avenir. Déjà la Chine, telle une fusée, va dépasser dans ce domaine les Etats-Unis. Qui
l’aurait cru, il y a encore quelques années ?
- Intensifier la lutte contre l’insécurité, tâche ardue, tant les efforts doivent être considérables et divers : police, justice, législation... Tout doit être fait pour que les Français vivent
tranquillement, (la tranquillité publique est la première des libertés).
- Veiller à diminuer les déficits. Comment pourrait-on faire une politique sociale sans argent ? Comment développer une véritable politique pour aider les personnes dépendantes sans argent ?
Toutes ces réformes sont pour l’instant traitées par le gouvernement avec courage, elles bouleversent nos habitudes, notre conservatisme.
Les socialistes, eux, ont préféré la démagogie à la réalité, ils sont dans le déni volontaire, dans « l’usurpation » sociale, ils ne croient pas eux-mêmes à leur programme. Quelques personnes
isolées qui n’ont pas osé s’associer à cette mascarade gauchiste se sont abstenues, les autres ont pris une mauvaise voie.
Ne nous occupons pas d’eux, allons de l’avant même si ces réformes sont difficiles et souvent, au début, peu populaires…
La majorité peut avoir parfois commis des erreurs stratégiques vénielles mais elle avance sur la route ardue de l’avenir, avec confiance et conviction.
Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris