Quel tracé pour ce tram-train ?
Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, des transports et du développement durable, a annoncé, dans les colonnes du quotidien Presse Océan, lundi, que l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
sera finalement desservi par la ligne de tram-train entre Nantes et Châteaubriant. Plusieurs possibilités avaient été évoquées quant à une liaison avec ce nouvel équipement, notamment celle de
passer par la future ligne à grande vitesse Nantes-Rennes. C'est finalement la solution du tram-train qui a été retenue. C'est Jean-Louis Borloo en personne qui a confirmé ce choix à Michel
Hunault, député Nouveau Centre allié à l'UMP de la circonscription de Châteaubriant.
Le trajet initial dessert les 13 communes prévues entre Nantes et Châteaubriant. Les travaux commencent à l'automne. Pour rejoindre l'équipement aéroportuaire il faudra équiper une quinzaine de
kilomètres en rail. Point de départ ? Il se situerait aux alentours de La Chapelle-sur-Erdre. Michel Hunault précise « qu'un comité de pilotage réunissant les
principaux acteurs du projet sera créé pour définir plus précisément ce projet. » Il se réjouit par ailleurs pour les habitants des communes desservies. « Les
communes qui ne voyaient que des inconvénients au projet y auront au moins un avantage à présent. »
Et le financement ?
C'est évidemment là que le bat blesse. Si tout le monde s'accorde sur cette option à prendre, qui ouvrira le porte-monnaie ? Là, le président de la Région, Jacques Auxiette (PS), a des
arguments. « Il est inenvisageable que seules les trois collectivités locales supportent le financement. Nous avons déjà envisagé ce raccordement en tram-train dans une
délibération de 2008. Maintenant, si l'État le soutient, il doit participer à son financement. » Cette question des financements est en cours de décision. Ils seront arrêtés fin
octobre. Jean-Louis Borloo parle d'une enveloppe de 75 millions d'euros pour ces travaux, chiffre confirmé par la SNCF qui estime qu'il s'agit là d'un ordre de prix réaliste pour un tel
projet. Jacques Auxiette en revanche penche davantage pour les 150 millions d'euros...
Du côté de la SNCF ?
Personne n'est surpris du choix du tram-train. En effet on savait depuis longtemps déjà qu'il s'agissait d'une des possibilités. Les deux solutions étaient réalisables, elles n'avaient
simplement pas les mêmes enjeux. Si le tram-train a été retenu, « c'est principalement pour une question de rapidité de mise en place, dans le but d'être
opérationnel dès l'ouverture de l'aéroport », confirme Michel Hunault. Et une liaison en train à l'horizon 2025 alors ? Jacques Auxiette ne l'écarte pas. « Une
gare est prévue dans la concession de ce nouvel aéroport et ce projet de desserte par train a toujours été écrit dans les projets. »