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Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle

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Les Britanniques s’éloignent de l’Europe

Par Michael Cosgrove le 14/05/2010

Cameron avait déjà révélé ses intentions quand il est devenu leader de son parti en 2005 en retirant les Eurodéputés conservateurs du Parlement européen. Il suit ainsi la politique classique eurosceptique du parti conservateur. Clegg, lui, et malgré son relatif europositivisme, se confronte à l’handicap inévitable d’être deuxième de l’hiérarchie, d’autant plus que son courte expérience politique ne l’a pas encore permis de construire un réseau d’influence d’envergure à Bruxelles.

La constitution du nouveau cabinet ne contient en elle-même rien qui pourra ravir les pro-européens. Le ministre des Finances, George Osborne, un proche de Cameron depuis toujours, est un «eurosceptique pragmatique», et William Hague et Liam Fox, respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense, sont du même bord, Hague menant notamment une campagne féroce depuis de longues années pour que le pays n’adopte pas l’euro. Le plupart des autres ministres ne passent pas non plus pour de grands amoureux del’Europe.

Pas surprenant donc que le programme qui constitue la «feuille de route» si âprement négociée de ce gouvernement de coalition contienne de mauvaises nouvelles pour les europhiles. Celle-ci reconnaît que la réduction des déficits et la consolidation de l’économie britanniques constituent le dossier le plus urgent à traiter, et que dans ce contexte la coalition s’engage de ne pas adopter l’euro pendant son mandat.

Il faut dire aussi que les incertitudes portant sur l’euro en cette période de crise n’ont pas arrangé quoi que ce soit. La Bank of England dresse un portrait assez sombre de l’économie de l’Europe et de son avenir, mais se félicite néanmoins de l’indépendance économique de la Grande-Bretagne par rapport à l’Euro.

Ailleurs dans les engagements du gouvernement, se trouve stipulé que tout transfert de pouvoirs souverains vers l’Europe est désormais exclu avant que les propositions éventuelles de Bruxelles soient soumises à un référendum, ce qui, en termes pratiques, pourrait bien signifier un rejet de la part des citoyens. Sur le sujet de la justice criminelle et de la sécurité nationale, toute décision et loi les concernant privilégiera le principe de l’intégrité du système judicaire et législative du pays d’abord.

Un autre point n'arrangera pas les affaires des pro-européens : le rapprochement attendu entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. Bien que Barack Obama ait du mal à s’entendre personnellement avec Gordon Brown, un homme d’une autre génération, il a ménagé l’Europe avec beaucoup plus de considération que George Bush. Mais la rumeur va bon train : puisque Obama n’a pas l’impression que l’opinion publique européenne l’apprécie «plus que ça», il pourrait être tenté de se rapprocher de Cameron et Clegg. Tout les deux sont de sa génération et plus aptes à comprendre sa vision plus libérale du monde.

Enfin, et ce n’est pas la moindre des considérations, il y a les Britanniques eux-mêmes. Ceux-ci sont traditionnellement méfiants vis à vis des sirènes européennes, et peu enclins à placer leur confiance dans la Commission européenne, qui est accusée de tous les maux et qui représente un bouc-émissaire idéale pour l’incertitude ambiante. Les ignorer serait une erreur fatale.

Ce nouveau gouvernement et ses orientations ne tarderont certainement pas donc à se faire entendre dans les couloirs de Bruxelles et Strasbourg. Cameron et Clegg semblent voués là ou possible à chercher des solutions aux problèmes économiques de leur pays en dehors de l’Europe, jugé trop inerte, d’autant plus qu’il est évident que les pays membres eux-mêmes semblent divisés sur l’avenir du projet européen même.

Les dirigeants britanniques ont choisi une sorte de rejet provisoire de l’Europe comme réponse aux attentes de leurs citoyens sur leur économie défaillante, et sur ce point, ils ont parié que l’opinion publique les suivra. Vu l’incertitude qui règne sur le pays et le sentiment que l'on vit au sein d'une Europe où règne déjà le «chacun pour soi», à l’instar de ce qui se passe sur le continent, leur pari semble déjà gagné, au moins sur le court terme.

» Photo par bisgovuk (Flickr)

 

Réponse de Michael Cosgrove suite à cet article, à deux internautes.

 

Michael Cosgrove 

1) "Le bon sens anglais"? Je veux bien, mais il faut attendre voir si les Anglais ont fait "le bon choix" aussi. Je suis pro-européen au fait, mais pas cet Europe-là, et j'aurais préféré un Europe limité à l'économie, défense et politique étrangère par exemple, mais non pas social ou juridique. Pareil pour l'euro. Je comprends qu'il faut un monnaie commun mais, encore, pas cette monnaie-là et de cette manière. Et il me semble qu'il y a pas mal de mes compatriotes qui pensent pareil, et ce depuis le début. 

2) Non, nous renonçons pas aux subventions, mais nous renonçons pas à payer nos contributions non plus. Ça semble juste, non?

 

Ma vision de l'Europe à moi Alain Gouhier

Pour ma part: j'ai toujours été pro-européen, mais moi non plus pas cette Europe là,mais une Europe des Etats avec un gouvernement Européen (un peu comme les Etats-Unis d'Amérique) une Europe economique, défense et politique étrangère, nous laissant gérer notre social et juridique, chaque Etat gardant sa propre monnaie et cela n' empechait pas la création de l'Euro! cela fonctionne la preuve la GRANDE-BRETAGNE!

Cela aurait permis la fluctuation des monnaies en cas d'attaque (dévaluation) impossible avec l'Euro puisque pas de Gouvernement Européen pour prendre des mesures rapides et de plus  impossible puisqu'il n'a jamais été prévu de fonds monétaire Européen de secours pour aider tel ou tel pays n'ayant plus de possibilité de dévaluer seul recours plan d'austérité, mais l'austérité empeche la croissance!!!!!!

de plus une monnaie forte comme l'Euro c'est bien et c'est mal, les entreprises francaises pour rester en concurence avec les entreprises étrangères ont du délocaliser, la CHINE, l' INDE explosent économiquement les Etats-Unis poussent et eux ne s'embarassent pas avec les normes environnementales donc nous n'avons pas le choix il nous faut guerrir vite rester Européens mais certainement d'une nouvelle facon???? la crise nous prouve que l'Europe à été faite sous l'empressement avec des mauvais choix, souhaitons qu'elle nous fasse progresser et prendre les bonnes résolutions.

 

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