1. Aucun accord de principe sur le projet de transfert ne figure dans la lettre de mission envoyée à l’IGAS, contrairement à ce qui a été affirmé par le maire
au retour de sa rencontre avec le ministre de la Santé le 8 mars dernier. Aucun accord de principe n’avait jamais été donné par Madame Bachelot sur ce dossier. C’est donc toute la
communication mensongère du maire sur ce dossier qui est mise à jour.
2. Le coût du projet, initialement chiffré à 300 millions d’euros, puis revu à la hausse à 600 millions d’euros, est maintenant estimé par le ministère de la
Santé à 940 millions d’euros. Le maire avait pourtant affirmé lors du Conseil Municipal du 3 décembre dernier : « La première phase représente 300 millions et la deuxième phase, 70
millions, Madame Garnier. Donc ce n’est pas un milliard » (cf. PV du CM du 03/12/2011). Si, Monsieur le Maire, c’est bien un milliard !
Et ce coût ne prend en compte que la construction des bâtiments, à l’exclusion des coûts induits (achat et dépollution des terrains, déménagement du MIN et
infrastructures de transport en commun). Le coût global du projet dépassera donc les 1,5 milliards d’euros.
3. Enfin, et contrairement à ce qui a été affirmé par le maire et la direction du CHU, le ministère de la Santé nous a confirmé, lors de notre rencontre avec
Xavier Bertrand le 8 mars dernier, n’avoir en sa possession aucune étude alternative concernant l’hypothèse d’un transfert sur le site Nord. Ces études n’ont pas été faites ; il est
indispensable qu’elles soient menées afin de ne pas investir plus d’un milliard d’euros d’argent public dans un projet qui n’a été ni évalué, ni comparé à d’autres possibilités.
La mission confiée par Xavier Bertrand à l’IGAS est donc parfaitement indispensable pour garantir une étude fiable et totalement indépendante des manœuvres
politiciennes du maire de Nantes.