Elle a été attendue, les journalistes français, les autres n’y attachent pas d’importance, piaffaient
d’impatience devant ce qui était prévu depuis longtemps : l’année de la candidature de Martine Aubry. C’était un des scoops, tellement prévisible qu’il fallait le « soutenir » artificiellement,
les journalistes munis de leur micro ou de leur caméra attendaient le jour, l’heure, la minute pour faire « exploser » ce scoop… Elle l’a fait avec amabilité, il fallait bien faire plaisir à
l’air du temps ! La conférence de presse, l’annonce faite à Marianne.
Mais depuis ? Martine a disparu. Une alerte a bien été lancée à la police de la presse : où est Martine ? Personne ne le sait ! Comme si l’effort qu’elle a fourni était tellement surhumain
qu’elle s’est effondrée, épuisée par tant d’audace ! Elle a osé, cela mérite un peu de repos.
Alors désire-t-elle toujours y aller ? Se présenter aux primaires socialistes ? C’est vrai qu’à sa seule conférence de presse, il a semblé qu’elle les avaient oubliées annonçant « urbi et
orbi » sa candidature à l’élection présidentielle.
L’été est là, les Français partent ou partiront en vacances, les voix des ténors politiques vont s’estomper. Le tour de France, la chaleur, la température de l’eau, la météo des plages vont
prendre le relais… Il faudra attendre fin août où le début du mois de septembre pour que Martine Aubry réapparaisse. Etranges primaires qui donnent l’impression d’être subies mais non voulues.
Elles sont aujourd’hui en mode muet pour ne pas à avoir à décliner le programme politique (Attention ! ce programme est tellement semblable à celui de 1981, ne vous trompez pas de feuille…) ou
pour ne pas se combattre l’un, l’autre.
Drôles de primaires, drôle de parti socialiste aussi…
Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris