Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle
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Photo AFP-police judiciaire-N. Cado
+ Une trace bancaire dans le Var+ La voiture du père a été retrouvée
La disparition inquiétante d'une famille nombreuse apparemment sans histoire a débouché hier sur une découverte macabre dans le jardin de la maison familiale à Nantes, avec cinq corps exhumés.
Désormais, les enquêteurs recherchent activement le père Xavier Dupont de Ligonnès, 50 ans.
"Tout est envisageable" et "on est dans le flou", a dit à l'AFP une source proche de l'enquête, car "il a pu disparaitre depuis début avril", date à laquelle la famille n'a plus donné signe de vie.
Après une journée de fouille, les corps de la mère de famille, Agnès, 49 ans et de ses enfants, Arthur et Thomas, 18 et 21 ans, Anne, 16 ans, et Benoît, 13 ans, ont été retrouvés, a dit le procureur à Nantes, Xavier Ronsin. Il a précisé que la fosse située sous la terrasse où ont été trouvés les cadavres "ne contient aucun autre corps".
Arme à feu
Les autopsies qui permettront d'identifier formellement les victimes et de confirmer que les décès ont été provoqué par une arme à feu sont prévues vendredi à l'institut médico-légal de Nantes.
Les enquêteurs ont également retrouvé les cadavres des deux chiens du couple.
Scénario préparé
Loin du coup de folie, les enquêteurs penchent pour l'hypothèse d'un scénario méticuleusement préparé à l'avance, selon des informations obtenues sur place: le bail de la maison avait été résilié, des lettres adressées aux amis et à la direction de l'école pour les prévenir du départ de la famille.
Une famille très discrète
Le père, Xavier Dupont de Ligonnès (en haut à gauche sur la photo), 50 ans, activement recherché, est décrit comme « plutôt souriant et agréable » par plusieurs voisins. « Il venait une fois par semaine acheter trois paquets de cigarettes », raconte la buraliste du quartier.
La mère, Agnès, 48 ans, travaillait depuis peu comme surveillante au lycée Blanche-de-Castille et enseignait le catéchisme à La Perverie.
Arthur, 20 ans, au « caractère bien trempé », selon un ami, suivait en début d’année un BTS à l’institut Saint-Gabriel en Vendée. Il avait ensuite trouvé un emploi dans la restauration.
Thomas, 18 ans, étudiait la musicologie à l’Université catholique de l’Ouest, à Angers. Il jouait de la batterie et du piano. Il avait fait une demande pour aller aux USA l’an prochain avant de la retirer en évoquant des soucis financiers. Il était boursier.
Anne, 16 ans, et Benoît, 13 ans, étaient en 1re et en 4e à La Perverie.