Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle
Publié le mercredi 27 octobre 2010 dans la catégorie General :: #106 :: rss
Chez certains membres du PS, l’idéologie compte plus que la vérité. A la fin de l’année 2009, Didier Migaud, alors Président PS de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale et d’habitude apprécié pour son sens de la mesure, fait un coup médiatique. Il dénonce à grands cris ce qu’il appelle la « niche Copé », un dispositif que j’avais fait voter dans le projet de loi de Finances de 2006, alors que j’étais ministre du budget. Il s’agit d’exonérer partiellement les plus-values dégagées par une entreprise qui revend une participation au bout d’au moins trois ans (le taux d’imposition est de 15%, 8% ou 0% en fonction de la durée de détention des actifs) : au-delà de la compétitivité fiscale, l’objectif de ce dispositif est de favoriser l’investissement de long terme et la stabilité du capital de nos entreprises.
Pourtant, selon Didier Migaud, cette mesure serait un cadeau mirobolant et injustifié aux grands groupes qui aurait coûté 22 milliards
d’euros sur 3 ans ! Derrière, les socialistes reprennent en chœur le refrain : « alors que les Français sont touchés par la crise et que l’Etat souffre de surendettement, on
apprend que Jean-François Copé a donné plus de 20 milliards aux cadors du CAC 40 ! » En février 2010, Didier Migaud est nommé à la tête de la Cour des Comptes, le socialiste Jérôme Cahuzac
le remplace à la Commission des finances et joue la même rengaine. Surfant sur la rhétorique du PS qui veut faire croire que la majorité est inféodée aux « riches », il met en cause dès
qu’il le peut « la niche Copé qui a coûté à l’Etat 18,6 milliards d’euros en 2008 et 2009 ».
Depuis quelques jours, les pourfendeurs de « la niche Copé » se font pourtant nettement plus discrets. Et pour cause : un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO)
vient de passer au crible tous les dispositifs fiscaux en faveur des entreprises. On y lit que le dispositif que j’avais instauré en 2006 « apparaît analogue à ceux existant à
l’étranger » et que sa « remise en cause profonde ne semble pas souhaitable ». Ironie de l’histoire, ce rapport a été réalisé sous la présidence de Didier Migaud et
présenté officiellement par Jérôme Cahuzac le 6 octobre dernier…
Je n’ai bien sûr jamais que prétendu que ce dispositif était parfait ou ne pouvait pas être aménagé –pour moi, il ne doit pas y avoir de tabou en matière fiscale-, mais je constate que le rapport du CPO démonte toute l’argumentation du PS en montrant l’intérêt économique de cette mesure pour notre pays:
A lecture de ces éléments, chacun comprend que Monsieur Cahuzac et ses collègues socialistes aient choisi de faire profil bas depuis la sortie du rapport. Cette affaire est une nouvelle preuve du cruel manque d’idées et de crédibilité du PS. Le PS s’oppose sur tout mais ne propose rien. Son programme tient en deux points : attaquer personnellement les membres de la majorité et promettre de revenir sur les réformes du quinquennat, si la gauche remporte les élections en 2012. Le PS se trompe s’il croit que son irresponsabilité peut le mener vers la victoire. Les citoyens ne sont pas dupes : 63% d’entre eux pensent que l’opposition ne ferait pas mieux que le gouvernement si elle était au pouvoir… Pour relever les défis du 21ème siècle, les socialistes auront-ils autre chose à offrir à la France et aux Français qu’un grand bond en arrière ?