Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle
Copyright Reuters
Depuis près d'une semaine, le titre de l'éditeur de jeux vidéos connait une activité anormale. L'action s'est envolée de plus de 70 % dans des volumes d'échange allant jusqu'à 11 % de son capital.
Qu'est ce qui fait courir l'action Atari à la Bourse de Paris ? La question se pose alors que le titre s'est envolé de plus de 70 % en moins d'une semaine, réduisant sa perte annuelle à environ 35 %. Et ce dans des volumes anormalement étoffés.
Le titre s'adjuge encore plus de 6 % ce mercredi en matinée dans des volumes déjà nourris de 350.000 titres et au dessus de la moyenne à 200 jours (160.000). Dejà hier, la valeur avait bondi de 6,41 % sachant que 1,43 million de titres (5,7 % du capital) avaient été échangés. Soit près de 9 fois la moyenne mobile à 200 jours. Et cela, après des transactions de 1,12 million de pièces (4,43 % du capital) jeudi, de 2,88 millions (11,5 % du capital) vendredi et de 980.323 (3,92% du capital) lundi.
Certes, l'action a touché un plus-bas historique le 22 novembre à 0,9 euro. Mais cela ne saurait justifier cette fièvre acheteuse. Pas plus que la montée de l'actionnaire de référence (BlueBay Asset Management) à près de 30 % du capital de la société le 10 novembre, ou que les résultats semestriels publiés le 8 novembre. "Aucune information nouvelle n'est susceptible de justifier ces mouvements", a indiqué Atari vendredi soir.
Une évolution bousière qui n'est pas sans rapeller celle de Belvédère en novembre 2010. Des opérateurs avaient été pris à contre pied après avoir procédé à des ventes à découvert de CFD - instruments financiers permettant de prendre position sur un actif sans l'acheter ni le vendre, seule la différence (gain ou perte) étant crédité ou débité sur le compte - par anticipation de mauvaises annonces. Malheureusement la société avait envoyé des siganux positifs provoquant un débouclage à la hâte des positions.
Une telle situation serait-elle en train de se produire ? Reste que le suspens ne devrait pas perdurer. Selon les statuts du groupe, « les déclarations de franchissement de seuil sont fixées à 2 % du capital et doivent être transmises dans les 5 jours ». Encore faut-il que la spéculation ne provienne pas de transactions réalisées par des « day traders », et dénouées dans la journée. Car dans ce cas, on n'en saura pas davantage.
latribune.fr - 07/12/2011