Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle
28/07/2011 |

Jean-Michel Baylet n'est pas content et il le fait savoir. Dans une interview accordée jeudi au Parisien, le président du Parti radical de gauche et seul candidat non-socialiste à la primaire du PS, s'indigne de la façon dont elles sont organisées. «Je demande (à Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, ndlr) d'être respectueux de ses alliés traditionnels et j'exige que les règles du jeu soient loyales et impartiales.» «Depuis le début, le PS organise ces primaires dans son coin, tout se décide Rue de Solférino», regrette-t-il. Or les Français qui y participeront ne veulent pas «rentrer dans des jeux d'appareils dans lesquels le PS se délecte.»
Le sénateur du Tarn-et-Garonne ne comprend pas que le lieutenant d'Aubry puisse réunir tous les candidats «en oubliant comme par hasard celui des radicaux» ou que le parti organise des ateliers pour tous sauf pour lui fin août à l'université d'été de La Rochelle. «Il serait bon qu'il comprenne que ces primaires sont désormais celles de toute la gauche.» Il rappelle au passage que son parti milite pour leur organisation depuis 2005 qu'il y participe donc avant tout «par cohérence».
Lorsque Jean-Michel Baylet a pris la décision de se présenter début juillet, on lui avait reproché une candidature motivée par des raisons électorales. «A partir du moment où nous avions un accord très avancé (avec le PS, ndlr) concernant les législatives, et un accord terminé bouclé concernant les sénatoriales, il était logique que nous rentrions dans le processus», s'était-il justifié, reconnaissant à demi-mots renoncer à se présenter à la présidentielle en échange de places pour des candidats PRG sur les listes socialistes.
Problème, «le PS a fini par dénoncer l'accord de façon unilatérale» s'énerve-t-il jeudi. Probablement une référence à des remous dans le Pas-de-Calais où la première secrétaire de la fédération socialiste a déclaré que l'accord «n'avait plus de raison d'être» après avoir été confirmée par les militants en deuxième position sur la liste sénatoriale, une place pourtant promise au PRG. Son président estime donc jeudi dans les colonnes du Parisien avoir eu une réflexion «prémonitoire» en déclarant en novembre dernier que les socialistes «se fout(aient) de (sa) gueule».
Malgré tout, Jean-Michel Baylet se maintient, «parce que nous sommes républicains responsables et que lorsqu'on voit le score de Marine Le Pen dans les sondages, on se souvient de ce qui s'est passé le 21 avril 2002». Il rappelle également partager «des valeurs et des propositions» avec les socialistes même s'il considère que leur projet n'est pas le sien. «Je ne ferai pas campagne en le critiquant pour le plaisir», a-t-il promis. «La situation du pays impose un rassemblement de toutes les bonnes volontés.» Il rappelle au passage avoir été «montré du doigt» lorsqu'il discutait avec Borloo en janvier. «Je constate que certains socialistes (Manuel Valls et Ségolène Royal, ndlr) tendent (aujourd'hui) la main jusqu'à Villepin.»
LIRE AUSSI: