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Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle

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Sarkozy "changera de vie" en cas d'échec mais reste convaincu de sa victoire

Sarkozy "changera de vie" en cas d'échec mais reste convaincu de sa victoire

PARIS — A la peine dans les sondages, Nicolas Sarkozy a confié qu'il arrêterait la politique en cas d'échec à la présidentielle, tout en restant convaincu de sa victoire en mai contre son rival socialiste François Hollande, à qui il a réservé mardi une nouvelle attaque.

Au cours d'une discussion à bâtons rompus le week-end dernier en Guyane avec des journalistes, dont celle de l'AFP, le président s'est livré à quelques confidences.

Que fera-t-il en cas d'échec, arrêtera-t-il la politique ?". "Oui, j'en ai la certitude. J'ai 56 ans, je fais de la politique depuis 35 ans, j'ai un métier (il est avocat, ndlr), je changerai complètement de vie, vous n'entendrez plus parler de moi si je suis battu", a-t-il répondu.

"Que je sois élu ou non, je suis confronté à la fin de ma carrière puisque j'ai décidé qu'un président ne ferait pas plus de deux mandats".

Des propos apparemment étonnants, mais en définitive guère nouveaux dans la bouche de Nicolas Sarkozy. En 2005, alors ministre de l'Intérieur, avec l'Elysée en ligne de mire, il avait dit peu ou prou la même chose à des journalistes lors d'un déplacement.

En 2008, il avait expliqué qu'il ne ferait pas de second mandat, mettant également en avant son métier d'avocat. "Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric", avait-il dit, selon le Point à l'époque. Une façon pour le président de démontrer que la politique n'est pas toute sa vie, contrairement à ses prédécesseurs.

"Mais on en a encore pour cinq ans ensemble!", a-t-il aussi dit en Guyane. Et d'ajouter: "Vous n'imaginez pas la passion, la lucidité dans ce pays. Vous allez être surpris. Ils (les Français) savent qui ment. Le maître-mot de la campagne, ce sera +authenticité+". "L'élection ce sera: un discours, quelques propositions, un tempérament".

Pour lui, "les Français ne sont pas encore entrés dans la campagne". Et de relever que "le taux des Français qui déclarent avoir un avis formé est faible, incroyable". La faute à "la crise", selon M. Sarkozy.

Dépité, il relève que quoi qu'il fasse, "c'est la roulette belge" dans les médias , "il y a une balle pour moi dans tous les (trous du) barillet", en prenant en exemple la décision d'une agence de notation d'enlever son triple A à la France, alors que deux autres l'ont maintenu.

Il se dit aussi "surpris, mais pas choqué" par les commentaires peu élogieux. "L'excès de caricature est mieux que l'interdiction de caricatures", a-t-il répété, ajoutant: mais "on n'est pas obligé d'être méchant".

A ses troupes, parfois fébriles à la lecture des sondages le donnant tous perdant, il conseille "la sérénité", comme il l'a fait mardi lors du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l'Elysée.

Alain Juppé a affirmé que Nicolas Sarkozy avait "l'air totalement décidé à aller vers la victoire". Au cours de cette réunion, le président a d'ailleurs réservé ses flèches à François Hollande, son rival PS, l'accusant de s'être livré dimanche lors de son premier grand meeting de campagne "à une attaque absolument sans précédent contre les classes moyennes" avec "la progressivité de la CSG, la suppression du quotient familial, l'indexation sur le revenu de la consommation d'eau, de gaz et d'électricité, l'instauration d'une nouvelle tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu".

Sur sa propre candidature, qu'il prévoyait, fin 2011, d'annoncer au tout début de 2012, le président entretient un faux suspense. Il refuse de donner des indices en public sur le calendrier. Claude Guéant lui a suggéré d'attendre "début mars" pour se déclarer.

"Il a une stratégie très claire, il verra le moment où effectivement il entrera réellement en campagne. Trois mois, c'est encore une éternité", a commenté M. Juppé.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

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