"Il dit qu'il ne faisait qu'appliquer les règlements européens, les lois françaises et qu'il n'y avait absolument rien à reprocher à la France en la matière mais que si les Luxembourgeois voulaient les prendre il n'y avait aucun problème", a rapporté le sénateur de Haute-Marne, Bruno Sido.
"Il a dit que notre politique était la bonne et qu'il était scandaleux, il s'en expliquera d'ailleurs demain (ndlr: jeudi à Bruxelles lors d'un Conseil européen), que l?Europe s'exprime de cette façon sur ce que fait la France", a poursuivi M. Sido devant la presse.
Son collègue de Seine-et-Marne Michel Houel a confirmé que le chef de l'Etat avait indiqué, en substance, que "le commissaire européen habite le Luxembourg, qui est très proche de la France, nous serions très heureux si le Luxembourg pouvait aussi accueillir quelques Roms".
M. Houel a ajouté devant la presse que Nicolas Sarkozy ne s'était "pas tout à fait" exprimé comme lui mais que c'était "ce que ça voulait dire".
L'Elysée a fait savoir mercredi que ces propos étaient "inacceptables" mais a prêché l'apaisement en estimant que l'heure était à un "dialogue apaisé" entre Paris et Bruxelles sur ce sujet.
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