L'été a été difficile : la Bourse, la crise, le chômage, l'angoisse, les nouvelles mesures économiques et
fiscales, le monde qui vascille, les guerres avec leur cortège de morts et de drames.
Pendant ce temps, à La Rochelle ou ailleurs, les politiques de l'opposition conversent pour savoir qui des 5 est le mieux placé pour se présenter, pour incarner au mieux l'immobilisme de la
gauche. Bien entendu, il ne s'agit pas d'une conversation de salon, mais d'un échange de piques parfois acérées.
Franchement, les Français doivent-ils y prêter attention ? Martine reproche à François son inexistence à la tête du PS. D'autres joutes les utilités, se battant pour tenter d'exister.
Le plus remarquable reste qu'il n'y a précisément rien à voir. Des scientifiques ont pu voir un trou noir « avaler » une étoile dans l'espace, cette anti matière m'a fait penser à ces 5 candidats
et leur programme. Le programme économique du PS est indigent et démagogique. Basé sur des augmentations d'impôts et un accroissement de la masse des fonctionnaires. En voici une idée. Qu'elle
est bonne ! Quant au programme sur la sécurité et l'immigration, motus. On en parle pas sauf Martine qui à Marseille pour se hausser du col, oubliant par la même occasion que la section
marseillaise du PS nage dans des eaux troubles.
Le secrétaire général du PS par intérim, lui saute sur sa chaise en criant « FN ! FN ! », oubliant que ce sont les socialistes qui ont donné jadis et continuent à donner du grain à moudre au
moulin de Marine Le Pen, en refusant de parler intelligemment et sans complexe de la sécurité et de l'immigration.
Je n'aborderai pas la politique européenne, au sujet de laquelle, je n'ai jamais réussi à entendre un discours, une idée socialiste, ni la politique internationale. Ils sont absents.
2011 et 2012 seront les deux années les plus aléatoires : ou bien le monde entre dans le XXIème siècle véritablement, ou il retournera aux ténèbres du XXème siècle.
Ces enjeux sont fondamentaux. Ne laissons pas la France dans les mains des socialistes.
Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris