Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle

Publicité

Bilans comparés de François Mitterrand et Nicolas Sarkozy

A l’occasion du 30ème « anniversaire » du 10 mai 1981, le PS se lance dans une grande opération nostalgie des années Mitterrand !

 

Et c’est la course à l’héritage parmi les ténors du PS, tout le monde y va qui de sa petite phrase, qui de son écharpe rouge ou de son chapeau… :

  • Ségolène Royal : « J'ai envie de succéder à François Mitterrand […], j’ai été pendant 7 ans à ses côtés à l'Elysée, puis dans son gouvernement, ainsi qu'au Parlement. Je n'ai jamais oublié ses engagements. Même quand il était impopulaire, je les revendiquais »
  • Martine Aubry veut « placer le PS dans la lignée de François Mitterrand »…
  • François Hollande a choisi de tenir son premier meeting à Clichy-la-Garenne. Dans le théâtre où François Mitterrand avait lui-même tenu réunion… Et François Hollande a surenchéri : « Qu'est-ce que je retiens de François Mitterrand le 10 mai 1981 ? C'est la conquête, c'est la ténacité, c'est la volonté, c'est la capacité de pouvoir traverser des épreuves, franchir des étapes et arriver. Eh bien moi aussi, j'ai fait un long chemin, je ne sais pas si il aura le même dénouement, mais je souhaite que 2012 ait des airs de 1981. »
  • Arnaud Montebourg et François Hollande tous deux candidats à la primaire, se rendront à Château-Chinon le 10 mai 2001. Car c’est là que François Mitterrand avait appris sa victoire…

Face à la Mitterandmania et à une gauche si prompte à critiquer tous azimuts l’action de Nicolas Sarkozy, rappelons simplement la vérité des chiffres et comparons bilan contre bilan !

I. François Mitterrand et Nicolas Sarkozy face aux crises économiques : d’un côté, l’amateurisme et l’échec, de l’autre, la responsabilité et l’efficacité

Taux de chômage

  • François Mitterrand 1981-1986 : Augmentation de 7,4% à 10,3%, soit une hausse de près de 40% du taux de chômage  (+800 000 chômeurs en 5 ans) Mitterrand baissera tout simplement les bras et dira « on a tout essayé contre le chômage » !
  • Nicolas Sarkozy 2007-2011 : Augmentation de 7,4% à 9,2% soit une hausse de 24% du taux de chômage (objectif moins de 9% fin 2011)

Part des salaires dans la Valeur ajoutée

  • François Mitterrand 1981-1986 : Passée de 68,7% à 62,6% (-6,1 points !)
  • Nicolas Sarkozy 2007-2011 : Depuis 2007, stabilisée autour de 65%, son plus haut point depuis 1985 !

Taux de prélèvements obligatoires

  • François Mitterrand 1981-1986 : Augmentation de 4,4% en 5 ans (+2 points)
  • Nicolas Sarkozy 2007-2011 : Baisse de 3% entre 2007 et 2010 (-1,3 points)

Dette

  • François Mitterrand 1981-1986 : Augmentation de 30,5% en 5 ans
  • Nicolas Sarkozy 2007-2011 : Augmentation de 29% en 4 ans dans un contexte infiniment plus tendu !

► D’un côté on a donc François Mitterrand qui a mené une politique économique à contre temps (relance keynésienne dans un monde qui s’ouvrait) qui a ruiné durablement la France, les Français et notre compétitivité : taux de chômage qui augmente de 40%, baisse spectaculaire des salaires dans la valeur ajoutée (passé de près de 70% à 62,5% en 5 ans… et même à 60% en 1993) dette en augmentation de plus de 30%... Bilan : la sensation qu’éprouvent les Français de s’enfoncer dans une crise sans fin date des années Mitterrand !

► De l’autre côté on a Nicolas Sarkozy qui a fait face en 5 ans à une succession de crises bien plus graves que celle affrontées par François Mitterrand et qui a pourtant su protéger la France en étant à l’origine de la régulation de l’économie avec le G20 et la gouvernance économique de la zone euro, en menant un grand plan de relance par l’investissement et un soutien aux plus fragiles, en sauvant les banques et l’épargne des Français… Les chiffres sont sans appel : le chômage est moins fort en 2011 qu’en 1986, la part des salaires dans la valeur ajoutée est plus élevée, l’augmentation de la dette mieux maîtrisée dans un contexte plus hostile en 2008 qu’en 1981 !

II. François Mitterrand et Nicolas Sarkozy face aux crises internationales : d’un côté le cynisme et l’aveuglement, de l’autre, la promotion des droits de l’homme et sens de l’histoire

Action internationale face aux crises de l’époque

  • François Mitterrand : Le plus grand évènement international de l’ère Mitterrand, c’est la chute du mur de Berlin et ses conséquences : dans ce contexte, Mitterrand était hostile à la réunification des 2 Allemagnes. Selon les archives britanniques récemment déclassifiées, François Mitterrand aurait déclaré le 20 janvier 1990 à Margaret Thatcher : « La perspective de la réunification a provoqué un choc mental chez les Allemands», qui a pour effet de les « faire redevenir les mauvais Allemands qu'ils étaient». «L'Allemagne peut se réunifier et même reprendre des territoires qu'elle a perdus pendant la guerre. Elle peut même être plus étendue que sous Hitler » ! En 1989, Mitterrand n’a pas compris le sens de l’histoire…
  • Nicolas Sarkozy : La plus grande crise géopolitique depuis 2007, c’est la révolte démocratique des peuples arabes : la France en a très vite saisi le sens et est aujourd’hui engagée aux côtés du peuple libyen dans sa lutte pour la liberté…

Quand François Mitterrand s’inquiétait d’une réunification des 2 Allemagnes plus de 40 ans après la guerre, passant à côté du sens de l’histoire et niant l’aspiration profonde des peuples, la France de Nicolas Sarkozy s’est résolument engagée à côtés des peuples arabes, en étant le premier pays au monde à soutenir les revendications des Libyens contre leur dictateur…

► Un grand homme d’Etat, c’est celui qui, face aux crises, prend ses responsabilités pour protéger les intérêts vitaux des Français et sauvegarder l’image et le rang de la France. A la lecture des faits, il est indéniable que François Mitterrand a échoué là où Nicolas Sarkozy réussit aujourd’hui.

III. Si les socialistes sont si nostalgiques de l’ère Mitterrand, c’est que tous les éléphants d’aujourd’hui sont des bébés Mitterrand. Il leur est impossible d’avoir un regard lucide sur une politique à laquelle ils ont activement collaboré !

Ni la politique, ni les hommes du PS n’ont changé depuis 1981 :
Laurent Fabius est premier ministre de François Mitterrand entre 1984 et 1986.

Henri Emmanuelli est Secrétaire d'État chargé des DOM TOM (1981 à 1983) puis Secrétaire d'État au Budget (1983 à 1986).

Dominique Strauss-Kahn est élu président de la Commission des finances à l’Assemblée nationale, puis nommé ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur dans les gouvernements d’Edith Cresson et de Pierre Bérégovoy.

Martine Aubry est conseillère au cabinet de Bérégovoy, alors ministre des affaires sociales, entre 1982 et 1984. Puis entre 1991 et 1993, elle deviendra ministre du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle au gouvernement d’Edith Cresson.

François Hollande est nommé chargé de mission à l’Elysée sur les questions d’économie en 1981. En 1983, il devient directeur de cabinet de Max Gallo puis de Roland Dumas.

Ségolène Royal est conseillère à l’Elysée de 1982 à 1988 et nommée ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Bérégovoy en 1992.

IV. Mais quelques socialistes dressent quand même un bilan catastrophique des septennats de Mitterrand :

Au cœur de la mitterrandmania ambiante, certains socialistes n’ont pas perdu leur lucidité :
► A la question de l’Express du 4 mai « quel bilan faites vous des 2 septennats de François Mitterrand ? » Laurent Fabius, premier ministre de Mitterrand, ne trouve rien d’autre à dire que : « rendre normale l’alternance droite gauche »… c’est un peu court pour 14 ans de pouvoir !

Pierre Moscovici sur son blog le 11 janvier 2011 : « Cette longue période de 14 ans n’a pas débouché sur une transformation sociale progressiste et profonde et s’est achevée par une déroute historique de la gauche » « elle laisse l’image de variations voire de déceptions idéologiques, le sentiment que la gauche n’a pas su de bout en bout rester fidèle à ses valeurs, s’étant plutôt accommodée du chômage de masse »

Vincent Peillon, dans Marianne du 6 mai 2011, critique « le double discours : d’abord un radicalisme marxisant dans l’opposition pour l’emporter, puis un pragmatisme sans conviction ni ligne de force une fois dans l’exercice des responsabilités. »

► Et Michel Rocard de conclure « Mitterrand n’était pas un honnête homme » !


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article