Il peut paraître paradoxal, à la veille de cette nouvelle année, de
souhaiter beaucoup de bonheur à tous. Mais je crois profondément qu’il faut être optimiste, surtout dans ces périodes difficiles.
Certes, la crise ne sera pas finie, il y aura encore du chômage. Bien sûr, des guerres vont se poursuivre et l’incertitude politique peut miner les Français et les
Européens. Mais n’oublions jamais que nous vivons dans l’un des pays les plus riches du monde. N’oublions jamais nos capacités à inventer ou créer.
Bonne année 2012 donc à tous ceux qui veulent s’en sortir et aider les autres à le faire car la solidarité demeure indispensable dans notre pays.
Les prochaines échéances électorales seront fondamentales, à commencer par l’élection présidentielle. Souhaitons que cette année nous épargne les « aventures »
politiques.
Imaginez-vous François Hollande prendre le gouvernail dans la tourmente que nous traversons ? Le voyez-vous réagir et négocier avec les chefs d’Etat ou de
gouvernement européens ? Pensez-vous possible de continuer les débats alors que le temps de la décision est arrivé ? Il ne faut pas oublier que le programme socialiste est déjà obsolète,
certaines mesures proposées, pourtant emblématiques (comme la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG), devant être abandonnées.
François Hollande propose une coalition avec les Verts. Pourtant, nombre d’entre eux sont totalitaires (voyez Eva Joly nous imposer les sujets sur lesquels nous
devons rire) ou totalement rétrogrades. Rappelons qu’ils veulent imposer non plus les 35 heures mais les 32 heures (peut-être même les 28 heures) de travail hebdomadaire ce qui est une
absurdité et un déni de réalité effrayant.
Voyez-vous François Hollande diriger notre France en pleine tempête ? Certainement pas, bien entendu ! Beaucoup le savent et n’osent le dire.
Notre pays doit être dirigé par quelqu’un qui a la poigne, le charisme et la volonté nécessaires. Certes, Nicolas Sarkozy a commis de multiples erreurs et beaucoup
de Français n’aiment pas son style, un peu désinvolte et parfois méprisant. Mais qui d’autre que lui peut sortir le pays de la crise ou tenir fermement la barre du navire dans la tempête
?
Avec lui, nous avons déjà fait de nombreuses réformes qui, si elles ne semblent pas toutes fondamentales, nous ont pourtant permis d’éviter des drames. Faut-il
anéantir tout ce qui a été fait ? Bien entendu, non. La réforme des retraites, difficile et exigeante, était surtout indispensable pour maintenir notre système par répartition. La réforme des
universités et leur autonomie commence à porter ses fruits et va permettre de hisser les établissements français au niveau des universités les plus importantes du monde. Sur le plan pénal, la
suppression des peines dites « plancher » constituerait un très mauvais signal envoyé aux délinquants.
Il reste certes beaucoup à faire mais c’est ce travail qui nous permettra de sortir de cette bataille économique. N’oubliez jamais que nous avons perdu les
premières batailles de 1914 et 1940 à cause de l’impréparation de nos armées et de leurs généraux. Des hommes providentiels ont émergé pour lutter et surmonter ces terribles épreuves.
Oui, 2012 peut être une année d’espoir comme elle pourra être une année dramatique si nous choisissons la facilité et la démagogie. Je souhaite profondément que
Nicolas Sarkozy soit réélu dans l’état actuel de la situation. J’y travaillerai, nous y travaillerons. Faites-moi confiance : nous y arriverons !
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris