Je voulais ici dire ma satisfaction de la confirmation de François FILLON à son poste de
Premier ministre. Satisfaction en tant qu’ancien ministre, lorsqu’au sein du gouvernement d’Edouard Balladur je l’ai connu, travailleur et sérieux ; puis, en tant que député, alors qu'il était
Ministre de Jacques Chirac, j’ai été amené à le mieux connaître. La Représentation nationale l’appréciait déjà.
Sa grande bataille est celle des retraites.
Enfin satisfaction, toujours comme député, lorsqu’il a été nommé Premier ministre de Nicolas Sarkozy. C’est là qu’il s’est révélé, au début dans l’ombre, injustement sous estimé (mais nous
savions qu’il était solide, fidèle et efficace), puis dans la lumière une nouvelle fois lors de la réforme des retraites, c’était un roc.
Cette nouvelle nomination a une grande signification. D’abord elle recentre le pouvoir. François Fillon a décidé en accord avec Nicolas Sarkozy, d’être un véritable Premier
ministre avec une action plus recentrée sur les problèmes intérieurs. Il deviendra à n’en point douter l’élément moteur des réformes qu’ilreste à faire. Il sera au niveau économique d’une plus
grande orthodoxie ; n’est-ce pas lui qui a dit que la France était en faillite ? N’a-t-il pas laissé entendre que le bouclier fiscal comme l’ISF devaient être supprimés ?
Au delà, François FILLON représente le gaullisme social avec Philippe SEGUIN, son véritable mentor ! Jusqu’ici un peu dans l’ombre, le voici en pleine lumière avec
l’assentiment du Président de la République mais aussi le soutien des parlementaires de la majorité. N’oublions jamais ses discours à l’Assemblée nationale, non seulement percutants mais aussi
d’une grande profondeur sociale et politique.
Une nouvelle ère commence, celle d'une continuité des réformes et de la mise en marche des élections de 2012, car François Fillon sera un fidèle du Président de la
République.
Quant à l’UMP, voici donc Jean-François Copé, un homme d’un dynamisme débordant, fédérateur et aimé par les militants. Il sera, lui aussi, fidèle et efficace. Les nuages
qui, ces derniers jours, s’accumulaient sur la majorité présidentielle s’estompent et vont maintenant assombrir les socialistes qui s’empêtrent dans des querelles de personnes, doublées d’une
indigence idéologique.
Voici donc la fin de l’attente ! Elle fût longue, trop longue, mais la majorité est ressoudée et prête.
Pr Bernard Debré
Ancien Ministre
Député de Paris