Les socialistes ne savent plus où ils « habitent ». Voici que Manuel Valls lance un appel aux
villepinistes (y en a-t-il encore ?) pendant que Ségolène Royal, elle, drague les gaullistes et le centre. N’y a-t-il plus de socialistes pour former une troupe?
C’est vrai que Martine, elle, dans un article publié dans Le Monde, continue à faire « chauffer le carnet de chèque ». Quelques centaines de millions pour une coopérative du spectacle, elle se
tourne vers la gauche de la gauche. Cela en deviendrait drôle s’il ne s’agissait pas de l’élection présidentielle.
Les socialistes font de la politique politicienne pendant que le monde s’enflamme, belle démonstration de la vacuité des idéologies.
Un autre exemple, peu reluisant: la majorité a voté une « règle d’or » interdisant les déficits, c’est le moins que l’on puisse faire. Qu’en disent les socialistes? Rien! Ou plutôt si, ils
refusent, laissant penser par leur attitude qu’il est préférable de dépenser plus même quand il faut, enfin, être sérieux. Quel spectacle!
Dans quelques semaines « ils » vont s’affronter à la télévision, les grands débats disent-ils. Le programme de gauche n'avait-il pas été adopté à l’unanimité lors d’un récent congrès? Alors que
vont-ils pouvoir dire?
La retraite à 60 ans, les emplois jeunes, la hausse des impôts, la nationalisation des banques… Ces sujets sont semble-t-il réglés par leur programme. Serait-il vraisemblable que le programme
(voté à l’unanimité) puisse être « interprété » différemment selon les clans, les courants?
De qui se moque-t-on? Bien entendu, les Français seront bientôt lassés par ces mascarades d’un autre siècle. Si ce spectacle continue personne n’ira voter pour les primaires.
Laissons les socialistes à leur jeu. La France mérite une véritable politique pour ne pas être entraînée dans le tourbillon de la crise. Elle a montré le chemin aux autres pays d’Europe. La Grèce
est pour l’instant hors de danger, je dis bien pour l’instant. L’équilibre est bien fragile, la politique est délicate et les décisions difficiles à prendre. Des efforts sont encore nécessaires,
une vigilance de chaque instant aussi.
Quelle différence entre « eux » et « nous »! C’est bien pour cela que les socialistes sont mal partis.
Pr.Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris