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Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle

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Lettre au Président mal-aimé

Divers | Ajouté le 27.03.2013 à 13H02
TF1
Notre pays va mal, les Français ont peur et ne se sentent pas gouvernés

Vous êtes absent, insensible aux cris de la foule, enfermé dans votre palais de l’Elysée

Déjà, dans votre entourage, l’humeur est à la colère froide et affichée

Pascal Cherki, sur les ondes récemment, vous a étrillé

« Lorsqu’on est Président de la France, on n’est pas Conseiller général », a-t-il affirmé

En poursuivant, il dit : « on prend la mesure de la situation et on change de braquet »

Mais, avant que vous ne soyez président, d’autres socialistes vous avaient moqué

Qui a dit : « quand je suis arrivé à la tête du parti, le PS était un cadavre à la renverse » et qu’il faisait pitié ?

Vous avez reconnu Martine Aubry, ancienne Première secrétaire, et pourtant votre âme damnée

Elle continue en affirmant avec force : « François n’a jamais travaillé »

Je n’aurais pas l’indélicatesse de reprendre ce que Laurent Fabius avait affirmé

Tant pis, même si ces phrases vous font mal, de les écrire je suis tenté

« Franchement, vous imaginez François Hollande président de la République ? On rêve ! » A-t-il martelé

Même ceux qui sont aujourd’hui vos plus proches compagnons et vos fidèles amis vous ont raillés

Guillaume Bachelay, celui qui fait aujourd’hui partie du PS en tant que député

N’y allait pas de main morte : « Guimauve le conquérant ». C’était de sa part une flèche empoisonnée

Vos amis donc ont tout dit. L’Opposition, elle, n’a rien à rajouter

Aujourd’hui, dix mois après votre élection surprise, loin de moi l’idée de dire qu’elle ait été volée,

Les Français sont furieux et ne vous veulent plus. Vous les avez, depuis le début, trompés

La rue, en masse, défile, en criant que vous devez de politique changer

De taxes nouvelles et d’impôts vous vous êtes enivrés

Privant celles et ceux qui sont chefs d’entreprise de pouvoir innover

Le chômage, que vous deviez combattre, ne cesse d’augmenter

Dans les métros, de Paris à Marseille, en Corse, règne l’insécurité

Vous faites la guerre au Mali et vous avez raison, mais d’argent vous privez l’armée

Cette politique de gribouille est insupportable, incohérente, exaspérante et le peuple vous bernez

En effet, ces dix mois n’ont été que hargne et haine à l’encontre de Nicolas Sarkozy. C’est votre seule idée

Laissant la France agoniser, vous allez passer demain à la télé

Pour ne rien dire, et comme le disait Manuel Valls, « quelqu’un qui me dit qu’il est normal, je commence à me méfier »

Monsieur le Président de la République, comme beaucoup de Français le disent, vous êtes mal-aimé

Cette lettre un peu longue est vraisemblablement mal tournée

Car, comme tous mes compatriotes, je suis critique et même exaspéré


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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