Divers | Ajouté le 27.03.2013 à 13H02
TF1
Notre pays va mal, les Français ont peur et ne se sentent pas gouvernés
Vous êtes absent, insensible aux cris de la foule, enfermé dans votre palais de l’Elysée
Déjà, dans votre entourage, l’humeur est à la colère froide et affichée
Pascal Cherki, sur les ondes récemment, vous a étrillé
« Lorsqu’on est Président de la France, on n’est pas Conseiller général », a-t-il affirmé
En poursuivant, il dit : « on prend la mesure de la situation et on change de braquet »
Mais, avant que vous ne soyez président, d’autres socialistes vous avaient moqué
Qui a dit : « quand je suis arrivé à la tête du parti, le PS était un cadavre à la renverse » et qu’il faisait pitié ?
Vous avez reconnu Martine Aubry, ancienne Première secrétaire, et pourtant votre âme damnée
Elle continue en affirmant avec force : « François n’a jamais travaillé »
Je n’aurais pas l’indélicatesse de reprendre ce que Laurent Fabius avait affirmé
Tant pis, même si ces phrases vous font mal, de les écrire je suis tenté
« Franchement, vous imaginez François Hollande président de la République ? On rêve ! » A-t-il martelé
Même ceux qui sont aujourd’hui vos plus proches compagnons et vos fidèles amis vous ont raillés
Guillaume Bachelay, celui qui fait aujourd’hui partie du PS en tant que député
N’y allait pas de main morte : « Guimauve le conquérant ». C’était de sa part une flèche empoisonnée
Vos amis donc ont tout dit. L’Opposition, elle, n’a rien à rajouter
Aujourd’hui, dix mois après votre élection surprise, loin de moi l’idée de dire qu’elle ait été volée,
Les Français sont furieux et ne vous veulent plus. Vous les avez, depuis le début, trompés
La rue, en masse, défile, en criant que vous devez de politique changer
De taxes nouvelles et d’impôts vous vous êtes enivrés
Privant celles et ceux qui sont chefs d’entreprise de pouvoir innover
Le chômage, que vous deviez combattre, ne cesse d’augmenter
Dans les métros, de Paris à Marseille, en Corse, règne l’insécurité
Vous faites la guerre au Mali et vous avez raison, mais d’argent vous privez l’armée
Cette politique de gribouille est insupportable, incohérente, exaspérante et le peuple vous bernez
En effet, ces dix mois n’ont été que hargne et haine à l’encontre de Nicolas Sarkozy. C’est votre seule idée
Laissant la France agoniser, vous allez passer demain à la télé
Pour ne rien dire, et comme le disait Manuel Valls, « quelqu’un qui me dit qu’il est normal, je commence à me méfier »
Monsieur le Président de la République, comme beaucoup de Français le disent, vous êtes mal-aimé
Cette lettre un peu longue est vraisemblablement mal tournée
Car, comme tous mes compatriotes, je suis critique et même exaspéré
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris