Société | Ajouté le 21.06.2011 à 19H51
Dans certains pays, les criminels sexuels sont traités par des médicaments qu’ils prennent
volontairement. Sans danger, ces derniers diminuent de façon très importante la libido. Ces hommes avouent même se sentir mieux. C’est au Canada que de tels traitements ont lieu.
Pourquoi en France refuse-t-on que de tels traitements soient proposés, voire imposés ? Au nom d'une conception biaisée des droits de l'homme.
Le violeur sous surveillance chimique et policière a récidivé. Encore un, il fait la une des journaux, une petite fille est définitivement traumatisée. Dans l’état actuel des informations, avec
les lois existantes, la justice n’a semble-t-il pas fait de faute. La loi n’autorise pas ce type de traitement médical. Seul le traitement psychiatrique associé à une surveillance policière est
autorisé. Mais combien de fois faudra-t-il dire que ce n’est pas suffisant ?
J’ai déjà demandé à plusieurs reprises, que l’on aille plus loin. J'ai personnellement interpellé le Garde des Sceaux d'alors, MAM, dans l'hémicycle lors de séances des questions d'actualité au
Gouvernement, j’ai même déposé et redéposé régulièrement une proposition de loi, j’en ai discuté avec les ministres concernés. Rien n’y fait. Il y a un blocage psychologique, dogmatique. Mais
pendant ce temps, ce sont des petites filles, des petits garçons qui sont mutilés pour la vie, sacrifiés sur l'autel de ce dogmatisme.
Soyons réalistes, que ces criminels sortent de prison, qu’ils soient surveillés, rien n’y fait. Une journée une seule, livrés à leurs pulsions, ils recommencent. Quand va-t-on enfin proposer
sérieusement ces traitements, voir si le juge le demande leur imposer, tout en continuant la surveillance ?
Maëlle est traumatisée pour le restant de sa vie, à 5 ans ! Ce délinquant était suivi, il devait même être arrêté le lendemain… Le lendemain seulement. Aurait-il été traité qu’il n’aurait pas
violé… Je redéposerai cette proposition de loi, en espérant être entendu…
Pr Bernard Debré
Ancien Ministre
Député de Paris
Membre du Comité consultatif national d'éthique