Un certain nombre de citoyens n’aime pas Nicolas Sarkozy. Non pas à cause
de son bilan mais, disent-ils, à cause de son attitude. Il est vrai qu'il a « dérapé » de temps en temps, au début de son mandat, critiquant ou se laissant aller à prononcer des
phrases qu’il n’aurait pas dû. Certes, il a pu choquer, mais celles et ceux qui n’aiment pas le président de la République uniquement pour son attitude devraient réfléchir.
Faut-il pour autant se jeter dans les bras de l’extrême droite ou de la gauche qui, toutes deux, présentent des solutions totalement invraisemblables ? Regardons
aussi cette vérité en face : qui d’autre que Nicolas Sarkozy peut mener des négociations avec les différents chefs d’États ou de gouvernements de l’Union européenne ? Voit-on un représentant de
la gauche ou de l’extrême droite avoir les capacités pour discuter et mener ces négociations ? Je ne le pense pas.
Dans quelques semaines, nous serons amenés à voter pour le premier tour. Réfléchissons bien, ne nous laissons pas guider par nos sentiments, qui peuvent
quelquefois nous submerger et brouiller notre capacité de réflexion. Il faut voter pour notre pays, pour qu’il puisse s’en sortir, qu’il puisse également faire rêver. Mais un rêve déconnecté de
la réalité deviendrait vite un cauchemar. Essayons de mêler réalité et rêve. La gauche, comme l'extrême droite, pour l’instant, ne sèment que du rêve. Elles sont tellement éloignées de la
réalité !
Attention aussi car un président de la République à gauche entraînera mécaniquement une chambre des députés du même bord. Nous aurons réussi à obtenir toutes nos
instances politiques à gauche : régions (sauf une), Sénat, Assemblée ! Aucun contre-pouvoir ! Une politique qui sera terriblement dommageable pour notre pays, pour sa
crédibilité, mais aussi pour son image. L’histoire n’attend pas, elle ne s’arrêtera pas pour une France empêtrée dans ses débats et ses combats.
Bien sûr, c’est de notre faute à nous, la droite. Nous avons perdu les élections intermédiaires (régionales, cantonales et sénatoriales) à cause de nos divisions,
des petites ambitions personnelles et surtout de notre très grande prétention à détenir seuls la vérité. Ce que nous détenons, c’est une partie de la vérité associée à une volonté d’efforts et
loin de la démagogie. Le vote sera donc déterminant. Il sera fondamental.
Alors, allons voter et réfléchissons avant de mettre notre bulletin dans l’urne. Réfléchissons aux conséquences pour notre pays : elles peuvent être formidables
comme dramatiques !